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QUOIQU’IL ARRIVE, " GRENADIERS À L’ASSAUT ! "

Jun 17
2 min read


La décision de la FIFA de demander aux dirigeants de notre équipe nationale de football d’enlever du maillot de nos joueurs l’illustration du Combat de Vertières, la jugeant " politique", est purement saugrenue. C'est le moins que je puisse dire, en refusant d’employer un autre adjectif, pour rester dans l’esprit de ce merveilleux événement planétaire.


Cette décision défie la logique et le bon sens, car la réalité est que Vertières ne revêt aucune connotation politique. Vertières est purement historique. C’est le lieu, rappelons-le, où l'Armée indigène composée d'une masse de braves esclaves, sous la conduite du général Jean-Jacques Dessalines, a surclassé et humilié, le 18 novembre 1803, la puissante armée de Napoléon Bonaparte.


Vertières symbolise donc la bravoure et la fierté du peuple haïtien. Rien de plus! C'est donc un fait historique.


En parlant du Premier Consul et de l'Empereur des Français, venons à la France. La FIFA a-t-elle demandé aux responsables français d'enlever du maillot des " Bleus " la broderie du coq gaulois perché sur deux étoiles ? Le coq gaulois représente, dit-on, " l'esprit de résistance et la bravoure de la France".


Et comme l'a si bien dit le poète, politologue, expert en relations internationales, écrivain Camy Dépas : " Comme notre Vaillant Vertières, le coq français est un symbole historique, mais il est d'abord un symbole politique. En fait, c'est la politique qui crée l'histoire, qui l'invente, la forge. Tout au moins, c'est elle qui initie sa perpétuelle construction. "


Qu’on y pense !


Ce seul exemple est à même de faire transpirer une décision politique prise par la FIFA, au moins la politique du deux poids poids, deux mesures.


Quoi qu’il arrive, nous serons toujours fiers de nos " grenadiers ", animés par l’esprit d’anciennes gloires de notre football telles que Constantin Henriquez, Sylvio Cator, Fito Regnier, Joe Gaetjens, Gérald Haig, Jean-Claude " Tom  Pouce "  Désir, Philippe Vorbe, Emmanuel Sanon, etc.


En tout cas, comme aime dire le poète archelois William Pierre : " Le crayon de l’histoire n’a pas de gomme ". Qu’on le veuille ou non, ad vitam aeternam, Vertières restera un lieu de libération et Jean-Jacques Dessalines, le père et le fondateur de la nation haïtienne, l’un des abolisseurs du système esclavagiste. Et, pour reprendre le mot de l’ancien speaker, artiste et chansonnier haïtien Théophile " Zo " Salnave :  " Yo mèt sote ponpe : Haïti restera Nation ! "


En attendant, quoi qu’il arrive, le cri de ralliement demeure celui de Vertières, de tous nos combats et de nos heures délicates: " Grenadiers à l’assaut !"

 
 
 

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